Bibliotheque
de chingueti, le Tagant, Rachid,
Nouakchott, Le Banc
d'Arguin,Tergit,Ouadane,Nouadhibou, La route de
l'espoir, Atar, Azougui, Zarga,Erg Ouarane, Majabath
Al Koubra, Oualata, Tichitt, Guel El Richait,
Meteorite de Chinguetti, crater Ouleoul
Pour une chambre double :
- Très bon marché : inférieur à 3 000 UM (10 euros)
- Bon marché : 3 000 à 4 500 UM (10 à 15 euros).
- Prix moyens : 4 500 à 10 000 UM (15 à 33,3 euros).
- Plus chic : au-delà de 10 000 UM (33,3 euros).
Nourriture
Prix pour un plat de résistance :
- Très bon marché : jusqu'à 600 UM (2 euros).
- Bon marché : 600 à 1 200 UM (2 à 4 euros).
- Prix moyens : 1 200 à 2 000 UM (4 à 6,7 euros).
- Plus chic : au-delà de 2 000 UM (6,7 euros).
Monnaie,
banques, change
Comme tous les pays exportateurs de matières premières, la Mauritanie
a une monnaie indexée sur le dollar : l'ouguiya (UM). Selon la saison,
1 € vaut de 270 à 320 UM. À titre indicatif, on prendra l'équivalence
1 € = 300 UM.
L'ouguiya est une monnaie non convertible, créée en 1972. Vous
ne pouvez donc changer qu'en Mauritanie et vous ne devez pas exporter des ouguiyas
sous peine de problèmes.
Prévoir plutôt des petites coupures, plus faciles à changer
que les chèques de voyages. Les billets mauritaniens sont de 100, 200,
500 et 1 000 UM, en très bon état car ils ont été renouvelés
récemment.
L'utilisation de la carte bancaire est quasiment inexistante en Mauritanie, à l'exception
de quelques grands hôtels ou compagnies aériennes. En aucun cas
vous ne pourrez obtenir de l'argent avec celle-ci.
En cas de problèmes, avoir son chéquier français peut être
bien utile. Certaines agences de voyages disposant elles-mêmes d'un compte
en France peuvent, selon le feeling du moment, vous dépanner en liquidités
contre un chèque français.
- Horaires des banques : en général, les banques sont ouvertes
du lundi au vendredi de 8 h à 14 h 30.
Budget
Soyez prévoyants dans la préparation de votre budget. Même
si vous ne voyagez pas dans le luxe, même si vous avez le temps de prendre
le taxi-brousse le plus déglingué, même si vous évitez
au maximun de louer une voiture ou un taxi, cela ne sera pas un voyage très
bon marché. Attention donc, calculez large !
Santé et
sécurité
En raison de l'extrême sécheresse, il y a
plutôt moins de maladies en Mauritanie qu'ailleurs
en Afrique de l'Ouest, mais attention cependant aux coups
de chaleur ; pour les éviter, il faut boire beaucoup,
surtout la nuit, et ne jamais oublier l'eau quand on voyage.
L'eau est en général étonnamment saine en Mauritanie.
Là où il y a un robinet, il y a très peu de risques. Dans
les oasis et en brousse, l'eau des puits ou des canaux est utilisée
essentiellement pour abreuver le bétail, faire ses ablutions, pour le
thé et pour se laver les mains. Si vous devez la boire telle quelle,
il est souhaitable de la filtrer rapidement et d'ajouter un peu de Micropur
DCCNa.
Le paludisme sévit particulièrement dans toute la vallée
du fleuve Sénégal et jusqu'à Néma, mais il est
inexistant dans le nord à partir de Nouakchott.
Il est généralement pensé que le niveau de pandémie
du sida est bas en Mauritanie. Mais le sujet est encore un tel tabou que les
chiffres sont à prendre avec des pincettes. Prenez toutes les précautions,
et sachez qu'on peut se procurer des préservatifs dans les meilleures
pharmacies et au CNH, le Centre national d'hygiène (en face de l'hôpital
de Nouakchott en quittant le centre-ville pour la plage).
Ne soyez pas surpris par les nombreuses enseignes « Pharmacie » que
l'on trouve dans les villes. Difficile de faire la différence entre
le pharmacien et le marchand. En effet, certaines ne sont que des points de
vente ou de revente de médicaments. On y trouve parfois des produits
périmés ou des médicaments provenant de l'aide humanitaire...
Les
baignades
- Pas de baignade en eau douce stagnante : risque de bilharziose et autres parasitoses.
En revanche, on peut se baigner au milieu d'un fleuve à grand débit
car les parasites et leurs vecteurs ne prolifèrent qu'en eau calme. Au
pire, pas de panique : aujourd'hui, la bilharziose se soigne très bien.
- En mer, il n'y a quasiment pas de risque infectieux.
Les serpents, les scorpions, les guêpes, les araignées...
En cas de morsure de serpent, il faut essayer de garder la tête froide.
N'utilisez pas de sérum antivenimeux en dehors d'un hôpital. Pas
d'incision, de succion : cela ne sert à rien et peut même compliquer
les choses sur le plan local.
Pour éviter la rencontre des serpents :
- Faire du bruit en marchant (démarche lourde et appuyée) : la
plupart des serpents s'éloignent (pas tous).
- Ne pas dormir à même le sol.
- Prendre conseil auprès des habitants sur les endroits qui pullulent
de serpents.
- Ne jamais toucher un serpent, même s'il paraît mort.
Les hyménoptères (guêpes, abeilles, frelons...)
Particulièrement agressifs. Si vous avez des raisons de penser que vous êtes
allergique, signalez-le à votre médecin avant le départ
: il pourra vous prescrire des médicaments qui pourront vous sauver la
vie le moment venu. Dans les autres cas, la piqûre est certes douloureuse
mais banale. Pour éviter les bestioles, ne portez ni vêtements colorés,
ni parfum.
Les animaux
Les contacts avec tous les animaux sont à éviter, aussi sympathiques
puissent-ils paraître. Qu'il s'agisse des chiens, des singes, des oiseaux
ou de tout autre animal, longue est la liste des maladies qu'ils peuvent transmettre à l'homme.
Les
boissons
- Essayez de consommer des boissons « industrielles » : eaux dites
de source, limonades, boissons aux fruits ou au cola. Veillez à ce que
ces eaux vous arrivent non décapsulées.
- Thé et café : pas de problème.
- Ne pas hésiter à faire des orgies de fruits frais pressés
devant vous (oranges, citrons, limes...).
- Enfin, si vous êtes coincé en brousse, prenez l'eau que vous trouvez,
mais ne la buvez qu'après action du comprimé antiseptique (Hydroclonazone,
Micropur Forte ). Vous pouvez aussi la porter à ébullition ou la
filtrer vous-même avec les filtres microbiens portables adéquats
(type Katadyn).
- Ne pas oublier que, si une boisson peut être stérile, le verre
ne l'est pas : rincez-le ! Pensez aussi aux glaçons, qui ne sont sûrement
pas faits avec une eau stérile.
- Quoi qu'il en soit, il faut boire beaucoup, plusieurs litres par jour, sinon
il y a risque de déshydratation et de colique néphrétique.
S'il fait vraiment très chaud et très sec (désert), sur-salez
votre alimentation, ou, au besoin, avalez régulièrement quelques
pilules de sel.
L'alimentation
- Les crudités posent un réel problème, pouvant être
souillées par ce que nous appellerons pudiquement « l'engrais
humain ». On peut donc attraper avec elles toutes les maladies
de l'eau souillée. Que faire ? Soit on prépare soi-même
la salade, en la lavant bien avec une eau propre ; soit on cuit le légume
ou le fruit.
- Les viandes ne posent pas trop de problèmes. Il suffit de s'assurer
qu'elles sont bien cuites. L'idéal est un ragoût.
- Pas de problème non plus pour les poissons de mer et d'eau douce
.
- Les produits laitiers. Quel dommage de s'abstenir d'une calebasse de
lait d'une vache sahélienne : c'est délicieux ! Alors si
vous craignez les maladies, faites bouillir le lait pendant de longues
minutes (le plus longtemps possible). Vous pouvez compléter le
traitement par un comprimé d'Hydroclonazone ou de Micropur Forte.
Hygiène générale
- Pas trop de douches (pas plus de deux par jour).
- Lavage des mains et des pieds : aussi souvent qu'on veut.
- Les pieds : s'ils doivent être couverts par des chaussures fermées,
celles-ci ne doivent être faites d'aucun matériau synthétique
(risques de mycose). Même remarque pour les chaussettes.
Transports
- Le coût du taxi-brousse est dur à fixer, il
est fonction de la distance, du prix du carburant et éventuellement
du nombre de clients. Compter environ 5 000 UM (16,7 euros)
au départ de Nouakchott pour Néma ou Nouadhibou.
- Le taxi urbain est bon marché (de l'ordre de quelques
euros).
- Le coût de l'avion est de 2 à 4 fois celui du
taxi-brousse en fonction de la distance. Nouakchott-Nouadhibou
: 13 000 UM (44,3 €) l'aller simple ; 17 000 UM (56,7 €)
pour Nouakchott-Néma.
- Le carburant est au prix moyen de 100 UM (0,3 euros) pour
le diesel et de 135 UM (0,5 euros) pour l'essence (qualité moyenne).
Dans les lieux reculés le coût est jusqu'à 40
% plus élevé. En cas de pénurie (ça
arrive même à Nouakchott), les prix montent sérieusement.
- Pour la location d'un 4 x 4 avec chauffeur, il vous faudra
compter environ 15 000 UM (50 euros) par jour (hors carburant)
pour un véhicule bas de gamme, 20 000 UM (66,7 €)
pour un véhicule neuf.
Vaccinations
Les vaccinations conseillées en France
Tétanos, poliomyélite, diphtérie, BCG,
ROR, coqueluche, Haemophilus B.
Les trois premières, conseillées chez l'adulte,
deviennent extrêmement souhaitables lorsque l'on voyage,
et le rappel est une priorité avant le départ. La fièvre jaune
La vaccination contre la fièvre jaune, maladie mortelle
transmise par les moustiques, est un passage obligatoire
avant de partir en Afrique intertropicale. Avec la vaccination
contre la fièvre jaune, on ne discute pas. Durée
de protection : au moins 10 ans.
Bien noter que :
- Cette vaccination ne peut se faire que dans les centres
de vaccination habilités. Pour connaître votre
centre le plus proche, renseignez-vous auprès de votre
médecin traitant ou sur le site Internet spécialisé :
www.sante-voyages.com.
- La protection est conférée seulement 10 jours
après l'injection (sauf en cas de rappel).
Le choléra
La prévention du choléra ne repose pas actuellement
sur la vaccination. Il n'y a plus de vaccin contre le choléra
commercialisé en France. Pourtant il se peut que les
autorités décrètent du jour au lendemain
que la vaccination est obligatoire à l'entrée
sur le territoire. Si vous ne pouvez présenter un
tampon de vaccination, vous risquez d'être refoulé.
Donc, renseignez-vous une dernière fois quelques jours
avant le départ, et n'oubliez pas que c'est le tampon
qui est éventuellement obligatoire, pas le vaccin...
La typhoïde
Vaccin très bien toléré. Protection
de 3 ans au moins dès le 15e jour après injection.
On ne peut que trop le recommander aux voyageurs se rendant
en Afrique Noire.
L'hépatite B
L'hépatite B est une maladie de la « promiscuité ».
Elle peut aboutir à la cirrhose ou au cancer du foie.
Dès que l'on doit approcher des gens de près,
mieux vaut être protégé. D'autant que
la vaccination est totalement anodine et sans contre-indications.
Attention : les 2 premières injections, assurant une
protection maximum, se font sur un mois plein (ensuite, rappel
tous les 6 à 12 mois). Encore une bonne raison pour
préparer son voyage bien à l'avance.
La méningite à méningocoque
Recommandée aux enfants, adolescents et jeunes adultes
si la méningite sévit de manière épidémique.
Pour l'adulte de moins de 30-35 ans, recommandable en zone
d'endémie à certains moments de l'année.
Il s'agit d'une vaccination de toute façon sans aucun
risque ni effet secondaire. Durée de protection :
3 ans.
La rage
Jusqu'à preuve du contraire, il faut considérer
que la rage est présente partout. C'est pourquoi il
est fortement recommandé de se faire vacciner de manière
préventive à :
- toute personne qui sera en contact avec des animaux de
manière obligatoire (vétérinaires, biologistes, écologistes,
agronomes...) ;
- tout voyageur qui, une fois contaminé, ne pourra
atteindre un centre apte à le traiter avec des sérums
et vaccins de qualité internationale dans les heures
qui suivent. Avis aux routards, trekkers, aventuriers, fanatiques
de la nature, coopérants... et aussi à leurs
enfants.
L'hépatite A
Cette maladie fréquente, dite « alimentaire » ou « des
mains sales », n'est pas grave. Elle peut cependant être
gênante. Une bonne proportion d'entre nous - surtout
ceux qui ont beaucoup voyagé - sont naturellement
immunisés à vie. Si vous avez des « anticorps
VHA totaux », vous êtes protégé ;
si vous n'en avez pas, il est conseillé de vous faire
vacciner. Pour le savoir, une simple prise de sang suffit.
Attention : une injection ne protège que 2 à 3
semaines plus tard. Durée de protection : 10 ans.
- En conclusion : s'y prendre suffisamment tôt ! Les
vaccins ne se faisant pas tous en une seule fois, il est
conseillé d'effectuer une consultation de voyage au
moins 4 semaines
Avant
le départ / Avant de partir
Consultations de voyages tropicaux
Il est fortement conseillé d'aller voir un médecin.
Des consultations de voyage se tiennent à votre disposition
dans de nombreux hôpitaux : en général,
il y a au moins un service de maladies infectieuses et tropicales
dans chaque CHU (liste disponible sur www.sante-voyages.com
).
Ne pas oublier...
- Votre carnet international de vaccinations.
- Les coordonnées de votre médecin ou du centre
de médecine tropicale auquel vous avez eu recours
avant le départ.
- De souscrire à une compagnie d'assistance internationale.
Ce qu'il faut prévoir
- De quoi faire face aux petits bobos (pince à épiler,
compresses, sparadrap, antiseptique...).
- Crème de protection solaire indice maximum et chapeau à large
bord, en toile, blanc ou clair.
- Chaussures de marche fermées.
- Désinfectant des eaux de boisson (Hydroclonazone,
Micropur Forte).
- Répulsif anti-moustiques (type Repel Insect ).
- Moustiquaire, si possible imprégnée d'insecticide.
- Médicaments sur prescription médicale
Dans votre trousse à pharmacie, munissez-vous de :
- vos médicaments contre le paludisme (voir la rubrique
plus loin);
- contre les diarrhées banales (voir la rubrique plus
loin) : un ralentisseur intestinal (type Imodium) ou antisécrétoire
(Tiurfan) ; un désinfectant intestinal : type Ercefuryl
; un antibiotique à large spectre, type Ciflox, Oflocet
;
- un pansement gastrique (type Smecta, Phosphalugel, Maalox.);
- un anti-vomitif;
- un antispasmodique (type Spasfon);
- un antiallergique (type Clarityne);
Une fois sur place, comment éviter d'être malade
?
Attention : aucune personne n'est à l'abri d'un problème
sanitaire. Il va falloir avoir du bon sens, faire ce qu'il
faut en se gardant de trop en faire. Nous ne retiendrons
donc que ce qui est à la fois souhaitable et possible.
É
viter de mourir du paludisme (malaria)
Le paludisme est la première maladie infectieuse mondiale
: sans doute environ 2 millions de morts par an, dont la
majeure partie en Afrique. Il est présent à travers
toute l'Afrique Noire, et d'autant plus qu'il fait chaud,
humide, et que les populations sont pauvres.
La sexualité
On respecte les règles : contre le paludisme, la moustiquaire
; contre le sida, les préservatifs. D'autant que l'on évite
en même temps la blennorragie, la syphilis, le chancre
mou, l'herpès, les chlamydiae, les crêtes de
coq, etc. Emporter avec soi des préservatifs, car
ils ne sont pas partout disponibles et leur qualité n'est
pas aussi bien contrôlée qu'en Europe.
À ce propos, rappelons quelques notions importantes.
Le virus du sida (VIH) se transmet...
- Par les relations sexuelles, et d'autant plus lorsque le
nombre de partenaires est élevé.
- Par tout ce qui concerne le sang : il faut être extrêmement
vigilant. Il faut refuser toute piqûre effectuée
avec un matériel dont la stérilité n'est
pas parfaitement établie.
Attention aussi aux tatoueurs, perceurs d'oreilles, barbiers...
Une fois revenu en Europe
N'oubliez pas de continuer impérativement votre traitement
contre le paludisme. A priori, vous n'avez aucune raison
d'aller consulter un médecin à votre retour.
Mais si vous avez un quelconque problème, n'oubliez
jamais de signaler au médecin consulté que
vous revenez d'Afrique tropicale : cela peut être vital.
Langue
La Mauritanie est un pays totalement musulman. On y parle
l'arabe hassaniyya.. Dans le Sud, les ethnies peul et toucouleur
utilisent le haal pulaar. Les ethnies soninké et wolof
ont leur propre langue. Beaucoup de gens parlent le français.
Quelques mots
Le « blanc » s'appelle toubab. « Merci » se
dit choucrane (orthographe phonétique) et, lorsque
vous rencontrez quelqu'un, le premier dit salam alécoum
et le second répond alécoum salam. Vous pouvez
contracter par salamalec.
Téléphone
- France vers Mauritanie : composer le 00 + 222 + le numéro
souhaité en Mauritanie.
- Mauritanie vers France : composer le 00 + 33 + le numéro
de votre correspondant sans le 0 initial.
Dans les principales villes, il y a des téléboutiques
privées à tous les coins de rue. Les communications
interurbaines et internationales varient entre 12 et 15 UM.
On peut aussi téléphoner dans une poste.
Internet
La Mauritanie n'a pas oublié de se joindre au développement
d'internet avec la création d'un site officiel qui
vous donne plein d'informations utiles et officielles, pour
mieux connaître le pays.
Les cybercafés se déploient à une vitesse
vertigineuse. On en trouve par poignées champignonnantes à Nouakchott,
ainsi qu'à Nouadhibou et Atar. La qualité de
service est très variable.