Dès le premier titre de ce disque, un chant ensorcelant
vous saisit pour ne plus vous lâcher. Héritière
des traditions arabe et berbère, ainsi que des griots sub-sahariens,
Dimi Mint Abba joue également de l’ardin, sorte de kora
typiquement mauritanienne au son proche du banjo – ce qui nous
amène, comme souvent dans la musique africaine, à constater
un cousinage évident avec le blues afro-américain.
L’art de Dimi Mint Abba est constitué de modes à la
fois structurés et ouverts à l’improvisation
: musique et chant sont comme libérés de toute entrave.
Du coup, chaque chanson de cet enregistrement est une invitation
au songe, voire à la transe, si l’on n’y prend
pas garde ! |